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oooooo Debout, les écouteurs de son MP3 vissés dans ces tendres et douces oreilles,Una scrutait l'horizon, vérifiant l'arrivée de Cloé.Elle était fatiguée, lasse de son année, mais ne le laissait pas filtrer.Tout les matins elle s'enfermait dans son univers de Rock'Sex'&Drug's, comme dans sa bulle à travers la musique. Elle pensait, sans y faire vraiment attention, elle n'avait envie de rien, ou plutot de tout.. Mais pas ici .. Elle se sentait comme un tigre en cage.. Ayant même l'impression d'avoir été échangée à la naissance, expatriée...Cloé arriva enfin, sa Vogue menthe aux lèvres,comme toujours, ce qui rattrapait un peu son air de grande tige masculine.Elle ne jurait que par les jeans larges, et misait essentiellement sur l'aspect cool et décontract..
L'effet produit quand à lui était tout autre.
Una lui fit la bise, puis commenca leur habituel débat matinal : trouver la meilleure occupation du week end.
- Je pense qu'on peut dire aux gars de venir, non ?
- Pour faire quoi,meuf ?
- Ben je sais pas ils auront peut-être une idée ?!
- Mouais... On va encore finir la soirée autour d'une bouteille de sky !
- Meuf , tu croyais quoi ? !
Puis la cloche de leur lycée sonna. Il consistait brièvement en 4 murs posés à peu près droits et à un toit, sans fioritures qui auraient pu laisser croire à quelque chose d'agréable.
Arrivées devant leur salle de français, elles décidèrent finalement d'aller voir si Jules était déjà en art plastiques, leur prof n'avait après tout pas besoin d'elles pour faire cours.Elles extirpèrent Jules de sa prison artistique habilement. Elles savaient qu'il ne refuserait jamais une petite escapade alcoolisée, de ce fait elles en profitèrent.
Ils remontèrent la rue qui menait au square, qui contrairement à ce qu'il laisse penser était toujours calme et vide. Jules fit un arrêt au drugstore pour une de ces fameuses bouteilles de vodka russe.
Ils s'installèrent tous trois sur les bancs du square et commencèrent à partir dans leurs habituels discours stupides sur l'actuel système politique et scolaire, qu'ils considéraient comme totalitaire.
Quelques heures et aller-retour au drugstore plus tard, Una,Cloé et Jules comataient sur leurs bancs respectifs.N'importe quel passant aurait pu les prendre pour des SDF en train de cuver, si quelqu'un eu quelque prétention de passer.